Le possible rachat de Warner Bros. Discovery par Netflix, pour un montant estimé à 83 milliards de dollars, continue de faire réagir. Auditionné devant une sous-commission du Sénat américain, Ted Sarandos, co-PDG de la plateforme, a dû défendre cette opération stratégique face aux inquiétudes liées à une concentration excessive du marché du streaming vidéo.
Mais derrière les débats sur la concurrence, une autre question inquiète déjà les abonnés : ce rapprochement annonce-t-il une nouvelle hausse de tarifs Netflix ?
Une hausse de tarifs Netflix assumée mais justifiée
Interpellé sur l’accessibilité des abonnements, alors que Netflix a déjà revu ses prix à la hausse ces derniers mois, Ted Sarandos a tenu un discours sans détour. Selon lui, chaque augmentation s’accompagne d’un enrichissement de l’offre.
Plus de contenus, plus de productions exclusives et, à terme, l’intégration de l’univers Warner Bros seraient autant d’arguments pour expliquer cette stratégie tarifaire. Le dirigeant insiste sur le fait que l’abonné paie davantage, mais reçoit aussi plus de valeur en échange.
Autre point mis en avant pour désamorcer les critiques : la liberté laissée aux utilisateurs. Netflix rappelle que la résiliation reste simple, rapide et accessible en un clic. En clair, si le prix ne correspond plus aux attentes, chacun est libre de partir sans contrainte.
Rachat de Warner Bros : Netflix écarte le risque de monopole
Face aux accusations de position dominante, Ted Sarandos a tenté de relativiser l’impact du rachat de Warner Bros. Il a rappelé que les services de Netflix et de HBO Max seraient plus complémentaires que concurrents. À titre d’exemple, il affirme que près de 80 % des abonnés de HBO Max sont déjà abonnés à Netflix.
Le co-PDG souligne également que le marché du streaming reste ultra-concurrentiel, dominé par des acteurs aux moyens colossaux comme Amazon, Apple ou Google, bien décidés à s’imposer dans la télévision connectée.
Pour renforcer son propos, il s’est appuyé sur des données d’audience montrant que YouTube capte aujourd’hui davantage de temps de visionnage télévisé que Netflix. Même en cas de fusion avec Warner Bros. Discovery, la plateforme ne représenterait, selon ses estimations, qu’un peu plus d’un cinquième du marché mondial du streaming par abonnement.